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Harley-Davidson ne craint pas la crise

Publié le 01/12/2011
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Alors que l’édition 2011 du salon de la moto vient d’ouvrir ses portes dans la capitale, la mythique Harley-Davidson fait face sans trembler à la crise. Gérard Staedelin, DG de la marque en France, évoque dans les travées du salon une croissance qui flirte avec les 20 %.

Un marché du deux-roues en forte baisse

Se confiant au magazine économique Challenges, Gérard Staedelin, directeur général de Harley-Davidson dans l’Hexagone, signale qu’en cinq ans, le marché de la moto a dégringolé de 30 % environ. Une baisse considérable qui, d’après lui, touche avant tout les cylindrées de moins de 650cm3.

Concernant la catégorie au-dessus, Gérard Staedelin analyse : « Les ventes de motos de plus de 650 centimètres cubes, elles, se maintiennent. Cela s’explique notamment par le fait que la clientèle en France et en Europe est essentiellement une clientèle de loisirs, qui n’utilise pas la moto de façon utilitaire comme cela se fait dans les pays émergents. Dans presque 100 % des cas, les propriétaires de ces motos-là sont aussi propriétaires d’une voiture et se font plaisir avec une moto. Harley-Davidson, qui est positionnée sur les grosses cylindrées, en profite. »

Une année 2012 « porteuse »

Installé en France depuis 1996, Harley-Davidson profite de l’évolution de ses différents modèles qui offrent désormais des mécaniques plus performantes et une conduite simplifiée. Une mutation que Gérard Staedelin résume en quelques mots : « …la marque n’est plus destinée à quelques aficionados prêts à souffrir ! Notre clientèle est à présent beaucoup plus large ».

La crise, frein aux ambitions de Harley-Davidson ? Gérard Staedelin se montre tout à fait optimiste : « La crise nous inspire beaucoup de questions mais pas forcément d’inquiétudes. Entre 2008 et 2011 nos ventes ont cru de 60 %. Pour le moment, les commandes restent très fortes, y compris en novembre, alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent depuis le mois d’août. J’ai le sentiment que 2012, même si nous ne progresserons pas aussi fortement que les autres années, sera porteuse pour nous, car plus l’environnement est morose, plus la nécessité de se faire plaisir est importante ! ».

Source : Challenges.fr

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Article rédigé par David Quadrado