Actualités / Assurance auto / Voitures électriques : et si les batteries étaient réutilisées plutôt que recyclées ?

Voitures électriques : et si les batteries étaient réutilisées plutôt que recyclées ?

Publié le 13/09/2015
|
S’il est avéré que les voitures électriques sont des véhicules 100 % écolo, il demeure quand même un problème - et un enjeu par extension - de taille pour l’environnement : que faire de la batterie une fois qu’elle ne peut plus remplir son office ? Justement, il semblerait que plusieurs initiatives naissent un peu partout pour pallier ce gros défaut des voitures électriques en évitant le recyclage, hyper polluant. Car il faut savoir que les batteries gardent 80 % de leur capacité une fois en fin de vie. Autant dire qu’il y a largement de quoi leur en offrir une deuxième. 

Stockage d’énergie

A défaut de pouvoir fournir suffisamment d’énergie pour faire avancer une voiture, une batterie en fin de vie peut servir de réservoir grâce à sa capacité de stockage. Ainsi, selon le Parisien, un garagiste néerlandais y a vu une opportunité pour conserver l’énergie produite par les panneaux solaires installés sur son garage. Ingénieux. Dans le même ordre d’idée, Forsee Power, spécialisé dans les solutions de stockage et de gestion de l’énergie, souhaite pérenniser la seconde vie des batteries pour, par exemple, alimenter des bâtiments. La firme s’est associée à PSA Peugeot Citroën, Mitsubishi et EDF.
 
nissan leaf
 
De son côté, Nissan n’a pas attendu son tour et a déjà signé un partenariat avec Green Charge Networks pour réutiliser les batteries équipant ses voitures électriques dans d’autres secteurs que l’automobile. De part leur conception, lesdites batteries apparaissent plus économiques que certaines technologies traditionnelles, encore une fois en matière de stockage. 
 
En conclusion, il est intéressant de voir que les constructeurs, couplés à des entreprises spécialisées dans l’énergie, prennent cet enjeu très à coeur. La solution de facilité, coûteuse et polluante, serait de recycler. Mais autant optimiser ce qui peut l’être, surtout que le marché des véhicules électriques va prendre de plus en plus d’importance (on parle de 25 000 tonnes de batteries arrivant en fin de vie en 2025). 

Article rédigé par Maxime Claudel