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Sécurité routière : Accidents mortels et mesures gouvernementales, quelle efficacité ?

Publié le 11/09/2015
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Sécurité routière : Accidents mortels et mesures gouvernementales, quelle efficacité ?

Après quelques années d’améliorations, la période estivale a vu les chiffres de la mortalité routière repartir sérieusement à la hausse. D’abord, le mois de juillet n’a pas été des plus cléments. Avec des chiffres plutôt alarmants : +19.2% de morts sur la route durant cette période par rapport à l’année précédente. Si le mois d’août n’a pas été aussi macabre, il reste tout de même mauvais avec 335 morts sur la route, c’est-à-dire +9.5% de décès par rapport à 2014. Au total 695 victimes de la route ont été répertoriés en juillet-août 2015 contre 608 l’an dernier, soit 87 de plus.

Même constat du côté des blessés : l’an dernier, de janvier à août, 15 194 blessés ont été répertoriés avec une moyenne de 25 000 sinistres indemnisés par les compagnies d’assurance voiture quotidiennement. À ce jour, nous en comptons 17 177 blessés, soit 1 983 de plus sur la période.

Le repos et le respect du code de la route font la différence

Départs en vacances, baisse de la concentration des automobilistes : les causes de ces drames sont aussi diverses que variées. Mais s’il y a bien deux facteurs qui se démarquent, ce  sont la vitesse et la fatigue. 

Pour lutter contre la mortalité routière, le gouvernement se penche sur ces deux facteurs au moyen de la prévention et de la répression. La baisse du taux d’alcool autorisé dans le sang, la baisse de la limitation de vitesse et l’expansion des radars automatiques font partie de ces actions majeures. Seulement, les usagers restent sceptiques : ils n’hésitent plus à remettre en doute la légitimité du système des radars par exemple.

Il est néanmoins possible deprendre du recul en se basant sur l’évolution des chiffres de la mortalité routière en parallèle avec les mesures prises par le gouvernement.

Or à ce niveau, les chiffres sont flagrants : en prenant en compte les chiffres de ces 40 dernières années, nous dénombrons 15 150 vies sauvées entre 1972 et 2014. Soit une baisse de 82.5% en près de 40 ans, et de 49.5% entre 2004 et 2014.

L’une des baisses les plus significatives a été celle des années 1972 à 1975. Celle-ci étant directement liée à la généralisation de la limitation à 90km/h sur les routes, et 110km/h sur les voies express. Le nombre de victimes est à lors passé de 18 431 à 14 577 morts : 3 854 vies ont été sauvées en 3ans.

Au début des années 2000, la France a connu le déploiement des premiers radars automatiques. Parallèlement, le nombre de tués sur la route a baissé de 31%, soit 2560 vies sauvées de 2002 à 2005.

De plus petites actions, mais toutes aussi nécessaires

En dehors de ces grands mouvements à forts impacts, quelques mesures telles que la baisse du taux d’alcool autorisé dans le sang à 0.5g par litre de sang a permis de maintenir l’évolution à la baisse de cette courbe. De plus, l’amélioration des équipements de sécurité sur les automobiles, ainsi que la conduite des usagers de la route devient sans doute de plus en plus responsable.

Les mesures gouvernementales, bien que contestées, peuvent démontrer leur efficacité. Il reste maintenant aux automobilistes de continuer à se responsabiliser et d’assurer leur sécurité.

Source : ONISR / Securite-routierre.gouv.fr


Article rédigé par Maxime LOUISON

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