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Les taxis autonomes pour lutter contre le réchauffement climatique

Publié le 10/07/2015
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 Si le développement de la voiture autonome occupe l’esprit de tous les passionnés de nouvelles technologies, cette révolution pourrait être l’un des acteurs importants de la lutte contre le réchauffement climatique planétaire.  Le site National Geographic cite une récente étude qui met en relation le développement des voitures autonomes et la mise en circulation de voiture de moins en moins polluante. 

Selon une étude publiée par des chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory, une voiture autonome sans chauffeur mise en circulation en 2030 devrait émettre l’équivalent de 6 % des gaz nocifs qu’une voiture à essence actuelle émet pour la même utilisation. Le coût des véhicules autonomes, aussi bien en terme de développement que d’achat, devrait interdire leur accès aux particuliers pour quelques années encore.

Dans le même temps, les sociétés comme Google et Uber qui investissent massivement dans la conception de ces véhicules et qui auront accès à cette technologie devront donc l’amortir. La suite logique de ce développement sera sans doute le déploiement de services de voitures sans conducteurs qui remplaceront les taxis mais aussi sans doute les transports routiers sur les grands axes hors ville. La conception et la vente de véhicules moins polluants a un coût qui ralentit leur arrivée comme l’attestent les faibles ventes de voitures 100 % électriques souvent réservées au flotte des grandes entreprises. Malgré les incitations fiscales, les particuliers ne devraient donc pas être les plus grands usagers de voitures électriques, là où les constructeurs de voitures autonomes auront comme objectifs de les mettre sur nos routes au plus vite, par le biais de service de voiturage sans chauffeur.

De son côté le très sérieux site Nature.com annonce lui aussi que le déploiement des voitures autonomes devrait largement réduire les émissions de gaz nocifs, en particulier en remplaçant les véhicules de service avec chauffeurs et donc les taxis. Une étude qui va donc dans le sens des investissements de Google et Uber qui, rappelons-le, s’est allié avec l’Université de Carnegie Mellon à Pittsburgh pour développer son propre modèle de voiture autonome. La route est cependant encore longue avant de croiser des voitures sans chauffeurs sur nos routes et la législation devra s’adapter au cas par cas pour permettre l’avènement de cette révolution sociétale. La Californie permet ainsi que la Google Car ne dispose ni de volant ni de pédales mais en revanche impose la présence d’un conducteur à son bord. Juste au cas où. Allez comprendre. Les années à venir devraient dont voir Uber et Google se livrer une bataille féroce avec le lancement de leurs services de voiturage respectifs. Une guerre des prix qui profitera aux usagers sans aucun doute, mais aussi une révolution pour tous les emplois du secteur qui risquent de disparaître petit à petit.

 

 

 

 


Article rédigé par François MOREAU