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Le Royaume-Uni teste les voitures autonomes en libre service fin 2017

Publié le 18/06/2015
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Le futur de la voiture autonome rime peut-être avec celui des transports en commun. Entre les bus et autres lignes de métro, sans publier les taxis et autres VTC, les services de voiture avec abonnements comme Autolib’ sont devenus des solutions alternatives de plus en plus séduisantes pour le conducteur citadin. Au Royaume-Uni, Ford, Jaguar et Land Rover se sont unis pour développer en partenariat avec le gouvernement britannique une solution de voiture autonome complémentaire aux services de transports en commun.

Le site Automotive News parle d’une phase de déploiement programmée pour la fin de l’année 2017. Le UK Autodrive Consortium créé pour l’occasion annonce la mise en place de 40 bornes où seront disponibles les voitures autonomes. Pas question d’investir le centre de la capitale londonienne pour l’instant, la première série de bornes seraient déployées dans la ville de Milton Keynes au nord de Londres. Les célèbres Cab de la City peuvent donc souffler, leurs jours ne sont pas encore menacés et le poids des traditions devrait les protéger encore longtemps. 

Le gouvernement aurait investi environ 150 millions d’euros et a prévu une phase de trois ans d’essai. L’objectif du consortium est de tester des solutions capables de réduire la pollution sur les routes et le nombre d’accidents tout en amorçant un marché au potentiel énorme. Le Royaume–Uni entendrait devenir l’un des pays leaders dans le domaine des automobiles autonomes, une course déjà entamée par les USA et l’Allemagne.

L’avantage du Royaume-Uni sur ces rivaux ? Une loi plus souple concernant l’introduction des voitures sans chauffeurs (rien à voir avec le fait que la conduite se fasse à gauche, restons courtois). Les bornes et systèmes de navigation autonomes seront produits par Systems Catapult, une entreprise financée par le gouvernement. La navigation fera appel à diverses technologies pour scanner la route et ses environs. À ce jour, seulement trois véhicules seraient opérationnels et un seul aurait été testé sur la route.

L’arrivée de l’automobile autonome sur les routes d’Europe prend  donc des allures de course médiatique. Qui sera le premier à mettre en œuvre une solution efficace, légale et opérationnelle sur le marché ? Qui sera le premier à proposer une solution commercialisée ? Et enfin, bien sûr, qui remportera la plus grosse part de ce marché en passe de révolutionner le paysage automobile européen ? Beaucoup de questions pour un futur qui reste encore difficile à concevoir pour le conducteur d’aujourd’hui.


Article rédigé par François MOREAU