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BMW développe la reconnaissance gestuelle

Publié le 23/06/2015
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Avec la multiplication des options et des assistances au conducteur les constructeurs sont face à un challenge non négligeable : la complexification des tableaux de bord. Si les écrans tactiles et, dans une moindre mesure, la reconnaissance vocale ont déjà permis de supprimer quelques touches dans le cockpit, BMW explore une nouvelle voie : la reconnaissance des mouvements.

 

Si vous êtes amateurs de nouvelles technologies en général et de jeux vidéo en particulier, vous connaissez sûrement Kinect, la caméra de Microsoft qui permet de détecter les mouvements des joueurs pour naviguer dans les menus sans avoir besoin d’une manette de jeu ou encore d’un clavier. Avec la Xbox One le constructeur a même dévoilé un Kinect V2 censé être encore plus performant. L’impression de naviguer sur une interface à la façon d’un Tom Cruise dans le film Minority Report est séduisante mais aussi confrontée à une réalité bien plus exigeante si on l’exporte dans un habitacle de voiture.

 

La reconnaissance des mouvements implique une série de technologies assez pointues qui, combinées les unes avec les autres, permettent par exemple de changer de station de radio ou encore d’augmenter le volume des enceintes. Le conducteur n’est pas filmé au sens photographique du terme mais une caméra capture sa silhouette. Les mouvements de cette silhouette sont ensuite décomposés et analysés par un logiciel qui interprète les données en fonction du squelette humain. Le résultat est presque magique pour celui qui l’expérimente la première fois.

 

Mais au-delà de la surprise, pas question par exemple de demander au conducteur de lâcher les deux mains du volant pour effectuer un geste. Tout comme on imagine bien que les commandes gestuelles devront être très simples pour ne pas distraire le conducteur. Le dernier enjeu de la reconnaissance de mouvement reste malgré tout le risque d’avoir un geste involontaire qui serait reconnu comme une commande à effectuer.  Les options accessibles via la reconnaissance gestuelle doivent donc se limiter à des équipements de confort et ne pas déclencher d’assistances qui pourraient modifier la conduite de façon impromptue. Des limitations donc mais surtout une simplification nécessaire sous peine de voir cette option être une source de craintes côté utilisateur. La reconnaissance vocale dans les voitures est a priori un échec, aux constructeurs de retenir les leçons du passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs avec la reconnaissance de mouvement.


Article rédigé par François MOREAU